Je me présente

En résumé, je me présenterais comme une avocate atypique. Si vous avez 2 min et que vous êtes intéressé, continuez la lecture.

Pendant mes études de droit et à mes débuts dans la profession, je ne me sentais pas à ma place. Si on m’avait dit il y a 20 ans que je serai avocate, j’aurai rigolé. Au lycée, je voulais être biologiste. Mais je voulais aussi aider les gens et ne me voyais pas passer ma vie en laboratoire. Et avec mon goût pour les challenges, ce nouveau domaine inconnu et complexe qui permet à notre société de fonctionner m’a fait de l’œil. J’ai donc choisi le droit.

Mon parcours atypique entre faculté de droit, Sciences Po et une année à l’étranger a plu aux grands cabinets internationaux. J’y ai donc fait mes stages. Je le confirme : les beaux locaux, les évènements business et les avocats inscrits au barreau de New York, ça en jette !

Mais ce milieu, bien qu’attirant, n’était pas pour moi. Si je devenais une experte des recherches et notes juridiques, je ne me sentais pas très utile. De plus, je n’étais pas attirée par les marques de luxe et les jus d’herbe. Je voulais apprendre, que mon travail serve et être moi-même.

Mon certificat d’avocate en poche, j’ai donc intégré un cabinet provincial en droit public. De taille humaine, il n’était pas moins renommé. Je travaillais sur de beaux dossiers, étais en lien avec les clients et apprenais à la vitesse grand V. Mais je me sentais toujours différente. Je pensais synthèse, stratégie et simplicité dans un monde de théorie, d’interprétation de textes et de nuances.

Par chance, mon associée m’a comprise. J’ai travaillé à ses côtés sur de grands projets d’aménagement. La révélation ! J’adorais faire les plannings de procédure, les analyses de risques, les formations, les réunions de projet et visites d’expertise. J’avais trouvé ce que j’aimais : le droit opérationnel.

Aussi, quand j’ai eu l’opportunité d’intégrer l’équipe Vinci du projet BAMEO (reconstruction de barrages de navigation), je n’ai pas hésité. Et je ne le regrette vraiment pas. Coupée du monde du lundi au vendredi, allant d’un hôtel à un autre – de Rungis à Châlons-en-Champagne, je me suis retrouvée à Charleville-Mézières avec mes collègues dans un bâtiment proche de la zone commerciale. Seule juriste au milieu de dizaines d’ingénieurs et techniciens environnement, étude, méthode et travaux, c’était super ! D’une convention inter-administrative avec des services de l’Etat de 4 départements à la réception des premiers barrages en passant par l’organisation de deux enquêtes publiques uniques, les échanges avec les maires, les négociations foncières, la mise en place des mesures compensatoires et les barbecues chantier, les challenges n’ont pas manqué.

Les travaux des premiers barrages étant achevés, il était temps de me lancer dans une nouvelle aventure…non sans un petit pincement au cœur.

Quand notre prestataire foncier m’a proposé de le rejoindre pour piloter l’équipe d’AMO bâti (assistance à maitrise d’ouvrage pour le suivi des bâtiments) du projet EOLE, j’ai dit oui. J’ai appris à être une bonne AMO, à gérer et développer le marché, à monter et manager une équipe et ai acquis de nouvelles connaissances techniques. Sur cette mission, les challenges étaient nombreux : gagner la confiance du client, des maîtres d’œuvre et entreprises travaux / obtenir et conserver son budget en interne / former et manager mon équipe / gérer les relations avec notre partenaire technique. L’investissement de notre équipe a payé : de nouvelles missions sont vite arrivées.

Mon numéro 2 étant autonome et la relation client au top, j’ai été chargée de mettre en place notre mission sur le projet du Canal Seine-Nord Europe. Nous devions élaborer la stratégie foncière du projet, coordonner l’ensemble des opérateurs fonciers du projet et sécuriser les terrains pour les mesures compensatoires du projet. Un beau défi sur un projet d’une telle ampleur.

A l’arrivée de ma fille, j’ai questionné mes choix de vie. Si j’aimais mon travail, je l’aimais encore plus. De plus, les réflexions intellectuelles juridiques de fond me manquaient – le comble.

La solution fut vite trouvée : m’occuper de ma fille et construire le projet professionnel qui me correspond.

Après réflexion et échanges avec mes ex collègues, j’ai décidé de m’installer pour aider les opérationnels à gérer leurs problématiques juridiques. Avec mon expérience de terrain et mes connaissances juridiques, je les comprenais et pouvais répondre à leurs besoins. J’allais donc redevenir avocate. Mais à mon compte et à ma manière : avec empathie, efficacité et pédagogie.

J’ai actualisé mes connaissances, me suis formée au « legal design », au graphisme et ai préparé ma création d’entreprise.

Me voici, pleine d’ambition, de retour dans cette profession !

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